Ena Sendijarević : le cinéma pour jongler avec les identités et dire la violence du monde

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Elle a triomphé au Festival du film de Sarajevo, avec son cinéma radical et engagé. Take me somewhere nice, le road movie de la jeune réalisatrice d’origine bosnienne Ena Sendijarević a obtenu le prix du meilleur long-métrage. Le Courrier des Balkans l’avait rencontrée quelques jours avant cette consécration. Interview.

Par Nikola Radić À cheval entre trois pays, la Bosnie-Herzégovine qu’elle a quittée avec sa famille à l’âge de sept ans, les Pays-Bas, son pays d’adoption, et l’Allemagne, où elle passe une partie de son temps, la jeune cinéaste Ena Sendijarević défend un cinéma à la fois engagé et très soucieux de l’esthétique. Avec un jeu d’acteur brechtien et un commentaire social à la Beckett, mais aussi les influences assumées de Kelly Reichardt, Aki Kaurismäki, Ulrich Seidl ou Agnès Varda, Ena Sendijarević est une cinéaste à suivre. Après plusieurs courts-métrages, elle signe le scénario et la mise en scène de Take me somewhere nice, son premier long, (...)

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