Charte de déontologie du Courrier des Balkans

Le Courrier des Balkans est un média de presse indépendante en ligne créé en 1998, sous statut d’association à but non-lucratif régie par la loi française de 1901. Il donne à lire, voir, entendre l’actualité et les histoires d’une région européenne à la fois proche, méconnue et peu présente dans les grands médias généralistes francophones, dans le souci de la vérité des faits et au service du droit de savoir et de la liberté de dire.

L’information étant son cœur de métier, les valeurs qui inspirent cette Charte de déontologie destinée aux journalistes engagent toutes celles et tous ceux qui sont partie prenante à son activité, ses salariés et ses pigistes. Il en va de même des trois textes de référence qu’elle revendique et inclut, reproduits en annexe (Charte des devoirs professionnels, 1918 ; Charte de Munich, 1971 ; Appel de la Colline, 2008 ; Charte mondiale d’éthique des journalistes, 2019).

Média engagé, résolument antinationaliste, Le Courrier des Balkans accorde une attention particulière aux questions sociales et environnementales, aux droits des femmes et des minorités, à la transition économique et énergétique, aux solutions innovantes. Sans oublier les dossiers qui plombent toujours l’avenir de ces pays, comme le recul de l’État de droit, la corruption ou le crime organisé, sur lesquels notre équipe réalise, publie et relaie auprès du public francophone des reportages et des enquêtes inédites en français.

Le Courrier des Balkans est un média indépendant, édité par l’association du même nom garantissant son indépendance financière ainsi que l’indépendance de sa rédaction. Tout le chiffre d’affaires du Courrier des Balkans est employé dans la rémunération de son équipe, animée par plus de vingt collaborateurs établis en France et dans les Balkans (journalistes, correspondant.e.s, traducteurs et traductrices, administration, technique). Le Courrier des Balkans n’a aucun actionnaire. Les membres du bureau de l’association, bénévoles, s’interdisent d’intervenir dans les choix éditoriaux ou le traitement de l’information. La direction du Courrier des Balkans s’engage à préserver les journalistes de toute pression émanant de partenaires économiques, de pouvoirs publics, d’organisations politiques, syndicales ou religieuses.

Le Courrier des Balkans est financé majoritairement par l’abonnement de ses lecteurs (48%). Ces ressources sont complétées par des subventions publiques(28%), la vente de livres sur notre boutique (4%), des prestations de service (19%) ainsi que par des recettes publicitaires (1%). Nous ne dépendons d’aucun mécène privé.

Le Courrier des Balkans est membre du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne.

Contenus éditoriaux

Le Courrier des Balkans est un média indépendant. Il ne publie dans son journal que des informations d’intérêt général en lien avec les 13 pays de l’Europe du Sud-Est, systématiquement vérifiées auprès de plusieurs sources, indépendamment des pressions exercées à l’égard de sa rédaction.

En relation avec tous les plus grands journaux de la région, le Courrier des Balkans travaille depuis ses débuts en s’appuyant sur un réseau régional de traducteurs, afin d’avoir une grande réactivité à l’actualité, offrant ainsi aux lecteurs le point de vue et les analyses des citoyens des Balkans sur leur propre actualité. Le Courrier des Balkans dispose d’une équipe de journalistes produisant des reportages, des enquêtes, des analyses, des interviews sur l’actualité de l’Europe du Sud-Est.

Procurant une information précise, complète et de qualité, dans une perspective régionale permettant l’échange de vues et le dialogue, le Courrier des Balkans est la principale ressource sur l’Europe du Sud-Est en français.

Les journalistes du Courrier des Balkans protègent leurs sources et s’interdisent catégoriquement de les révéler à quiconque, y compris les autorités judiciaires, lorsque des informations leur ont été transmises sous couvert de la confidentialité.
Une fois un article publié sur le site, toute correction ou modification significative doit être signalée. Tout article du Courrier des Balkans peut faire l’objet d’un droit de réponse, conformément aux dispositions légales

Le Courrier des Balkans dispose d’une rubrique blog. Toute opinion peut s’y exprimer, y compris en désaccord avec la ligne éditoriale du journal, dans le respect des principes de la liberté d’expression, tels qu’établis dans la charte de participation.

Dans les fils de commentaires des articles du journal, la vigilance de l’équipe à l’encontre des propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, validistes et témoignant d’autres formes de haines sociales, doit être particulièrement soutenue.

Respect de la parité et de la diversité dans les contenus éditoriaux

Le Courrier des Balkans s’engage à respecter au maximum la parité et la diversité dans le cadre de l’organisation des lives, mais aussi dans le choix des personnes interrogées pour la rédaction d’articles. Ce respect des diversités doit également demeurer la règle commune au sein de l’équipe pour faciliter les échanges et le libre arbitre de chacun·e dans un esprit de bienveillance.

Expression sur les réseaux sociaux

Les collaborateur·ice·s du Courrier des Balkans sont libres de s’exprimer comme ils l’entendent sur les réseaux sociaux, dans le respect de la liberté d’expression (article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, et loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse), et en s’interdisant d’une part la diffamation et l’injure ; d’autre part les propos appelant à la haine (apologie de crimes contre l’humanité, propos racistes, antisémites, sexistes, homophobes, validistes et témoignant d’autres formes de haines sociales).

Les collaborateur·ice·s doivent cependant s’exprimer en gardant à l’esprit qu’elles et ils travaillent au sein d’un collectif et que partager publiquement une opinion personnelle peut avoir des conséquences sur l’image du journal.

En cas de non-respect de la charte des journalistes, les problèmes déontologiques en découlant seront examinés en commun par une structure ad hoc, comprenant la direction éditoriale et les membres du bureau de l’association.