Oligarques, fake news et menaces de mort : le triste état de la presse en Bulgarie

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Censure, autocensure, menaces de mort, concentration des médias et détournements des aides publiques : il n’est pas facile d’être journaliste en Bulgarie. Le pays, qui préside l’Union européenne au premier semestre 2018, est passé en dix ans de la 36e à la 109e place au classement mondial de la liberté de la presse selon RSF.

Par Francesco Martino Depuis le 1er janvier 2018, la Bulgarie assure la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne (UE). Pour Sofia, c’est un événement majeur et une grande source de fierté, un signe de son intégration à part entière dans la famille européenne, onze ans après son adhésion. Pourtant, les ombres ne manquent pas au tableau. Demeurent en particulier irrésolus les problèmes liés à la corruption et à la criminalité organisée. Mais les menaces pesant sur la liberté de la presse ne sont pas moins grave. De 2006 à 2017, la Bulgarie a chuté dans le classement réalisé par Reporter sans Frontières. Depuis le début de l’année, (...)

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