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Nos coups de coeur
• Kapka Kassabova, Anima, Éditions Marchialy, Paris, 2025, 576 pages, 24 euros.
Sur les hauts plateaux, Kapka Kassabova accompagne des femmes et des hommes dévoués aux animaux. Chiens, chevaux, moutons rythment leur quotidien éprouvant. Kapka Kassabova se remémore le mode de vie ancien de la transhumance, regarde le monde en train de brûler littéralement au pied de la montagne et se demande si la solution pour rendre le monde habitable n’est pas ici, dans ce lien immémorial entre la nature sauvage et l’homme. Confrontée aux besoins des animaux, à leur tendresse, aux difficultés de cette vie pastorale moderne, elle nous rappelle à nous-mêmes et à ce que nous sommes originellement.
Grande écrivaine de la nature, Kapka Kassabova livre un récit magistral et urgent sur la nécessité de repenser notre rapport au vivant.
• Jean Bart, Europolis, éditions des Argonautes, 2025, 320 pages, 22 euros.
Sulina, années 1920. Dans le delta du Danube ouvert sur la mer Noire, ce petit port des plus cosmopolites regrette la prospérité passée. Le retour d’un homme surnommé « l’Américain » réveille tous les espoirs. Mais c’est sa fille, Evantia, jeune femme libre et fascinante, qui bouleversera l’équilibre fragile de la cité.
Europolis mêle le souffle du large aux bruissements du quotidien, les tensions de l’Histoire aux élans intimes. Portrait plein de charme d’une Europe à la marge, ce grand roman injustement oublié est enfin restitué dans une nouvelle traduction soigneusement révisée.
• Milan Radin, Le garçon de la rue des martyrs, éditions Gingko, 2025, 382 pages, 21 euros.
Sud-ouest de la Roumanie, fin 1989. Après l’échec d’une première tentative, Milan Radin, quinze ans, et sa mère, postière à Timișoara, tentent à nouveau de franchir, à pied et de nuit, la frontière interdite avec la Yougoslavie, cet « autre côté » tant idéalisé par l’adolescent, roumain d’origine serbe.
En chemin, l’adolescent se souvient de sa vie passée dans l’ombre du régime de Ceaușescu et de son contrôle sévère de la population. Trompant l’ennui de ce quotidien gris et étouffant dans leur quartier ouvrier, ses camarades et lui jouent au football et imitent leurs idoles, font tourner les adultes et les autorités en bourrique, font l’école buissonnière, écoutent des disques occidentaux, regardent la télévision yougoslave en cachette et rêvent de liberté. Récit de vie et d’évasion, à la croisée de l’archive historique et du roman d’apprentissage, ce texte autobiographique offre au lecteur francophone une plongée inédite dans la Roumanie pré-révolutionnaire.
Des romans
• Ivo Andrić, La Cour maudite, éditions Noir sur Blanc, 2025, 208 pages, 19,5 euros
La Cour maudite, c’est le surnom d’une prison mal famée de Constantinople. On y rencontre tous les types humains : des malfaiteurs et des innocents, des gueux et des princes. On les y enferme en nombre, car la police ottomane « s’en tient au sacro-saint principe qu’il est plus facile de relâcher de la Cour maudite un innocent que de rechercher un coupable dans tous les recoins de la ville ».
Le maître des lieux, Karagöz, est un policier manipulateur, marionnettiste envoûtant, qui, en exerçant son pouvoir arbitraire et en proscrivant l’insupportable certitude, rend l’enfer tolérable. « Ils le maudissaient mais comme on maudit une vie qu’on aime ou un destin funeste. » Après l’avoir rencontré, à l’instar des habitants de la Cour maudite, les lecteurs de ce conte magistral, parabole de tous les pouvoirs dévoyés, auront du mal à « imaginer la vie sans lui ».
Nouvelle traduction du serbo-croate par Pascale Delpech.
• Marjan Tomšič, Les Alexandrines, éditions Agullo, 2025, 416 pages, 23 euros
Qui sont donc ces Alexandrines ? Des jeunes filles et femmes slovènes qui partaient en Egypte au moment de la construction du canal de Suez et jusqu’après la Seconde Guerre mondiale pour gagner de l’argent comme bonnes d’enfants, dames de compagnie, femmes de chambre et aussi jeunes mères qui partaient comme nourrices pour les riches familles égyptiennes, syriennes ou étrangères qui vivaient à Alexandrie. Le roman croise le destin de trois de ces femmes slovènes, déchirées par un exil obligé et exigé par la pauvreté de leurs familles. Beaucoup viennent de Trieste ou du Karst, de régions austro-hongroises jusqu’en 1915, mais rattachées à l’italie fasciste après la Première Guerre mondiale, où les Slovènes étaient une minorité discriminée et persécutée.
Un roman passionnant, bouleversant où les femmes encore une fois sont exploitées pour leurs corps de femmes et leurs talents domestiques. On découvre, il n’est jamais trop tard, un auteur slovène de grand talent grâce à une traductrice non moins talentueuse, Andrée Lück-Gaye.
• Timothée Demeillers, Le tumulte et l’oubli, éditions Asphalte, 2024, 528 pages, 24 euros.
1938 : Hitler annexe les Sudètes, et la ville de Jedlov, en Bohême, devient Tannberg. Sept ans plus tard, à la fin de la guerre, Tannberg redevient Jedlov. De cette ville fictive, Timothée Demeillers fait l’emblème de cette région du monde, posée sur le rideau de fer, qui reste tout au long de la seconde moitié du xxe siècle le témoin et le théâtre de tous les aléas de l’histoire.
Nous suivons ainsi le destin de deux jeunes femmes : Sieglinde, Allemande amoureuse d’un Tchèque, qui se retrouve confrontée à la haine et au mépris des vainqueurs, mais aussi Ivetka, mariée à quatorze ans, qui va réussir à s’éduquer, à s’émanciper, devenant la première Tsigane à faire des études…
Les indispensables
• Odyssée, villes-portraits | Balkans, Editions de l’ENS de Lyon, 2024, 160 pages, 22 euros.
Vienne, Zagreb, Belgrade, Skopje, Pristina, Novi Pazar, Cetinje, Tirana, Mostar, Bihać. Un parcours, depuis Vienne, haut lieu des diasporas balkaniques, jusqu’à Bihać, à la porte de l’Union européenne et de l’espace Schengen, que tentent de franchir les exilés qui traversent les Balkans…
Avec des textes de Céline Puaud, Chloé Billon, Philippe Bertinchamps, Laurent Geslin, Mathias Énard, Jean-Arnault Dérens, Amaël Cattaruzza, Sébastien Gricourt, Aline Cateux et Simon Rico.
Odyssée, villes-portraits • Balkans, Lyon, ENS éditions, 2024, 160 pages, 22 euros
Jean-Arnault Dérens et Laurent Geslin, Les Balkans en 100 questions. Carrefour sous influences, Tallandier, Paris, 2023, 352 pages, 10,50 euros
L’éclatement de la Yougoslavie était-il inéluctable ? Les guerres yougoslaves ont-elles été des guerres de religion ? Les Balkans ont-ils raté leur transition économique ? La Serbie est-elle le cheval de Troie de la Russie dans la région ? La Chine est-elle en train d’acheter les Balkans ?
« Nourri par une grande expérience du terrain et un consistant bagage historique, ce livre est incontournable pour ceux qui veulent comprendre les racines des potentiels conflits d’une région qui a quitté les devants de l’actualité. » (Marc Semo, Le Monde)
• Jože Pirjevec, Tito, une vie, Éditions du CNRS, Paris, 840 pages, 15 euros.
Voici enfin la version poche de la grande biographie de Tito par Jože Pirjevec, saluée mondialement comme l’ouvrage le plus abouti sur l’ancien maître de la Yougoslavie. Fondée sur une quantité impressionnante d’archives inédites – découvertes à Belgrade mais aussi aux États-Unis, en Russie, en Grande-Bretagne, en Allemagne –, l’étude de Jože Pirjevec explore les zones d’ombre, fait revivre les paradoxes et les ambiguïtés d’un Tito que rien ne semblait destiné à se hisser au rang des chefs d’État les plus influents du XXe siècle.
Des récits de voyage
• Ombeline Duprat, Voyage à reculons dans les Balkans occidentaux, éditions Spinelle, 2025, 174 pages, 18 euros.
Voyage à reculons dans les Balkans occidentaux est le récit d’une aventure solitaire, au cœur d’une région complexe et fascinante. À travers ces pages, Ombeline Duprat partage son périple intime, mêlant observations personnelles, anecdotes historiques et portraits vibrants des habitants qu’elle a croisés. De Mostar à Pristina, en passant par Sarajevo et les plaines du sud de la Serbie, elle explore des lieux où les cicatrices de la guerre côtoient une humanité résiliente et généreuse. Ces fragments de vie, accompagnés d’une réflexion sur les mémoires collectives et individuelles, offrent un regard unique sur les réalités sociales et culturelles des Balkans.
Dans une écriture à la fois poétique et précise, ce carnet de voyage nous invite à voir au-delà des clichés. Plus qu’un récit d’exploration, il interroge le sens du voyage, le pouvoir de l’écoute, et la nécessité de témoigner.
• Edith Durham, Haute Albanie. Une voyageuse anglaise dans les Balkans en 1908, Non Lieu, 2023, 276 pages, 25 euros
Haute Albanie. Une voyageuse anglaise dans les Balkans en 1908 est d’abord un récit de voyage. Edith Durham prend soin de noter toutes ses étapes et les difficultés rencontrées dans un pays inhospitalier où la piste enneigée ou poussiéreuse est la seule voie de communication que des chevaux ou des marcheurs peuvent emprunter.
• Suzanne Aillot et Jean François Galletout, Itinéraires dans un pays qui n’existe plus, Plan B éditions, 2023, 96 pages, 15 euros.
Autrefois, la Yougoslavie... Une dessinatrice-aquarelliste et un voyageur-écrivain, deux paires d’yeux avertis à « l’usage du monde » et néanmoins un regard neuf et étranger de visiteurs du temps qui passe, croque et raconte un présent qui se construit un avenir.
Une dessinatrice-aquarelliste et un voyageur-écrivain, deux paires d’yeux avertis à « l’usage du monde » et néanmoins un regard neuf et étranger de visiteurs du temps qui passe, croque et raconte un présent qui se construit un avenir.
Suzanne Aillot et Jean François Galletout, Itinéraires dans un pays qui n’existe plus, Plan B éditions, 2023, 96 pages, 15 euros.
BD et livres illustrés
• Ahmet Muminović, Valter défend Sarajevo, Riveneuve, Paris, 2023, 112 pages, 21 euros
Qui est Valter ? La question taraude l’armée allemande qui occupe Sarajevo, au coeur des Balkans, pendant la Seconde Guerre mondiale. Impossible d’attraper ce chef emblématique des partisans. Nom de code de Vladimir Perić, engagé dans la résistance du Parti communiste de Yougoslavie dès le début des hostilités à 21 ans, il devient un véritable symbole d’unité nationale.
La BD culte yougoslave enfin traduite en français. Postface de Jean-Arnault Dérens.
• Odette Marquet, Voyage entre Illyrie et Albanie par via Egnatia, éditions Bilingue, 2024, 344 pages, 79 euros.
Voyage entre Illyrie et Albanie par Via Egnatia d’Odette Marquet, Michel Rivière, et Ronald Fitte est un voyage de mémoire, mû par le désir d’approfondir la connaissance de ces contrées méditerranéennes, entre l’Illyrie et l’Albanie, nous plonge au cœur des racines d’un peuple. Aujourd’hui, malgré leur dispersion dans plusieurs États des Balkans, les Albanais incarnent un potentiel de rapprochement. Leur tolérance respectueuse des différentes confessions religieuses, soutenue par une espérance commune de paix et de solidarité, semble inébranlable.
Ce périple ambitieux vous ouvre la porte pour comprendre la notion de l’Albanéité. Les pierres ne livrent pas si facilement leurs secrets, mais l’Histoire s’ouvrira à de nouvelles lumières.
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