Bosnie-Herzégovine : marquer les « lieux de souffrance », pour recoudre les cicatrices de la guerre

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Un quart de siècle après la fin des combats, la mémoire des crimes de guerre divise toujours les différentes communautés bosniennes. C’est pour dépasser ces clivages et rendre hommage à toutes les victimes que l’initiative (Ne)Obilježena Mjesta Stradanja (OMS) s’est mise en place. Depuis 2015, 91 lieux où des personnes ont été torturées ou tuées ont été symboliquement « marqués ». Reportage.

Par Aline Cateux Tout est parti d’une discussion sur les questions de la mémoire et de la réconciliation, lors d’un atelier organisé par le Centre d’action non violente Sarajevo-Belgrade (CNA). Un participant a raconté que, dans sa ville, le stade avait servi de camp de concentration durant la guerre, et que son père y avait été torturé. Les auteurs des crimes commis à cet endroit n’ont pourtant jamais été jugé et le lieu, resté anonyme, allait tomber dans l’oubli. L’homme a expliqué vouloir installer une banderole devant le stade, pour faire savoir qu’il avait été un lieu d’internement, il voulait prendre des photos et les partager sur les réseaux (...)

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