Balkans : la culture, suspendue pendant l’épidémie, sûrement sacrifiée après

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Avec l’interdiction des rassemblements et l’annulation des manifestations, l’industrie culturelle est l’une des premières touchées par les mesures prises contre le Covid-19 dans les Balkans. La question de la survie des artistes se pose, d’autant qu’après l’épidémie la culture risque d’être la dernière servie par les budgets étatiques.

Par Nikola Radić « Tous mes concerts ont été annulés dès la proclamation de l’état d’urgence. Les fêtes privées sont également reportées jusqu’à nouvel ordre », se désole Uroš, contrebassiste et membre de plusieurs groupes qui jouent le soir dans des kafana, où lors de soirées privées. En mars et en avril, ce dernier devait assurer une trentaine de prestations, mais le Belgradois a dû ranger sa contrebasse jusqu’à nouvel ordre. « Une fois la crise passée, je pense que les restaurateurs, et surtout les clients, auront besoin de se libérer de la peur, puis tout devrait ensuite reprendre son cours normal. Cependant, si cela dure longtemps, je serai (...)

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