Albanie : impasse politique et « capture de l’État »

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Cinq jours après les élections municipales du 30 juin boycottées par l’opposition, chaque parti reste campé sur ses positions : les socialistes du Premier ministre Edi Rama estiment que les élections étaient légitimes, l’opposition refuse de reconnaître les résultats, les observateurs internationaux soulignant le manque de pluralité. Pendant ce temps-là, le Président Ilir Meta accuse Soros de complot et veut de nouvelles élections à l’automne.

Par Katerina Sula Pour sortir de la crise institutionnelle et démocratique dans laquelle l’Albanie est embourbée, le président Ilir Meta a proposé, lors d’une conférence de presse mardi 2 juillet, que le 13 octobre, en même temps que les élections municipales, se tiennent de nouvelles élections législatives. Pour le chef de l’État, les élections du 30 juin étaient anticonstitutionnelles. Il a également accusé le milliardaire et philanthrope hongro-américain George Soros d’avoir fomenter un « complot visant à capturer l’État ». Selon le président albanais, le soi-disant complot était censé avoir lieu dimanche 30 juin, mais il a échoué parce que « (...)

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