La Serbie s’apprête à vivre une séquence électorale inhabituelle. Aleksandar Vučić a convoqué des élections législatives anticipées le 25 octobre et annoncé qu’il démissionnerait les 27 ou 28 septembre, à son retour de l’Assemblée générale de l’ONU à New York.
Si ce calendrier se confirme, les principales institutions du pays fonctionneront provisoirement : le Parlement sera dissous, le gouvernement restera en affaires courantes et la présidente de l’Assemblée, Ana Brnabić, assurera l’intérim à la tête de l’État. « C’est une situation inhabituelle, mais possible », estime le constitutionnaliste Slobodan Orlović, cité par BBC News na srpskom. Les institutions continueront à fonctionner, mais avec des compétences réduites.
La démission d’Aleksandar Vučić entraînerait également l’organisation d’une élection présidentielle anticipée. Celle-ci doit se tenir dans un délai maximal de trois mois après la fin du mandat. Si Aleksandar Vučić démissionne le 27 septembre, les Serbes pourraient donc être appelés aux urnes entre début novembre et fin décembre.
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