Eftychia Tasou est professeure des écoles vacataire pour la deuxième année consécutive. À deux jours seulement de la rentrée, le 11 septembre, « une course contre la montre s’enclenche », admet la jeune femme originaire d’Ioannina, dans le nord de la Grèce. « En un week-end, il faut rassembler sa vie, laisser derrière soi sa famille et ses proches, trouver un logement, s’organiser et partir vers une destination inconnue, le recrutement peut avoir lieu dans une île, un village de montagne ou une banlieue d’Athènes », explique Eftychia.
Sauf que cette année, elle a décidé de n’accepter qu’un poste en région athénienne. « Je ne voulais pas m’imposer un stress pareil et surtout j’avais peur de ne pas trouver de logement ailleurs », admet l’enseignante. Avec un salaire de 1000 euros brut par mois, « il est désormais impossible de trouver un logement à Hydra ou Mykonos, des îles très touristiques », souligne-t-elle. Une nouvelle affectation peut coûter, selon ses estimations, plus de 2000 euros : transport, carburant, caution, loyer et premières dépenses d’installation.
Mitsotakis annonce des aides… mais pas au logement
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