Depuis la place Zahir Pajaziti jusqu’à la place Skanderbeg, en passant par l’avenue Mère-Teresa, Pristina s’était habillée, samedi, de rouge et de noir. Les drapeaux albanais dominaient la foule, mêlés à ceux du Kosovo et aux emblèmes de l’Armée de libération du Kosovo (UÇK). Sur les façades et au-dessus des cortèges revenaient les mêmes quatre visages, ceux de Hashim Thaçi, Kadri Veseli, Rexhep Selimi et Jakup Krasniqi, détenus à La Haye depuis novembre 2020.
Dès le matin, des autobus avaient convergé vers la capitale depuis toutes les régions du pays. La municipalité de Pristina avait rendu les transports urbains gratuits et ouvert le parking du Palais de la jeunesse. Anciens combattants, familles de martyrs, proches des accusés et responsables politiques se pressaient dans les rues, mais aussi de nombreux jeunes qui ne connaissent la guerre qu’à travers les récits de leurs parents.
Quand on touche à l’UÇK, nous nous levons tous. Leur liberté est la seule justice.
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