L’Albanie s’apprête à modifier, pour la seconde fois en un peu plus d’une décennie, la carte de la gouvernance locale. Selon son projet de loi présenté au parlement, le Parti socialiste (PS) propose de réduire le nombre de communes de 61 à 46, en fusionnant quinze d’entre elles avec des unités voisines plus grandes. Le Parti démocrate (PD, opposition) plaide au contraire pour une augmentation à un nombre d’environ 100 communes, au nom de la proximité et de la préservation des identités locales.
Le débat public et politique s’est focalisé sur ces chiffres : 46 communes, 61 ou 100. Or, les questions essentielles sont ailleurs : la nouvelle carte permettra-t-elle une meilleure gestion du territoire ? Améliorera-t-elle réellement les services aux citoyens (eau, déchets, éducation, protection civile, etc.) ? Ou ne fera-t-elle que modifier des limites administratives tout en reproduisant les mêmes dysfonctionnements ?
Cette « réforme territoriale 2.0 » a déjà suscité des protestations dans plusieurs endroits du pays, où des habitants et des militants locaux ont publiquement brûlé leurs cartes d’adhésion au Parti socialiste.
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