Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le lac d’Ohrid, l’un des plus anciens écosystèmes d’Europe, abrite une biodiversité exceptionnelle et des traces millénaires de l’histoire humaine. Étendu à l’Albanie en 2019, après son inscription initiale en 1979, ce paysage partagé entre Pogradec et Ohrid incarne un équilibre rare entre nature et culture.
Mais cet équilibre est aujourd’hui fragilisé par une urbanisation galopante. Sur les rives albanaises, à Pogradec, Drilon, Tushemisht ou encore Oktapodi, constructions illégales, complexes hôteliers et projets immobiliers grignotent progressivement le littoral. À la pression touristique s’ajoutent la pollution des eaux usées et des projets d’infrastructures qui menacent la biodiversité comme l’accès au lac.
Face à cette situation, l’UNESCO a multiplié les alertes, tandis que les mobilisations citoyennes se poursuivent, notamment autour du slogan « Stop aux tours au lac de Pogradec ! ». Mais experts et associations dénoncent depuis des années la lenteur des autorités et le manque de coordination entre les deux pays riverains.
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