Alors que Most, parti populiste d’orientation cléricale, n’a de cesse d’attiser la haine en Croatie contre ses « ennemis de l’intérieur », leur chef traîne ses guêtres en Italie, aux côtés de néofascistes qui n’ont toujours pas tiré un trait sur la Dalmatie et qui, dans les années 1990, négociaient avec Slobodan Milošević une agression commune contre la Croatie.
Du 17 au 19 juillet, Nikola Grmoja est intervenu lors d’une conférence de conservateurs européens en Sicile, à Catane et Palerme pour débattre de la sécurité en Méditerranée, de l’économie et de la lutte contre la mafia. L’événement était organisé par les Conservateurs et Réformistes européens (CRE), quatrième force au Parlement européen, dominé par le parti Frères d’Italie de Giorgia Meloni, et où siège également Stjepo Bartulica du parti DOMiNO et les Polonais de Droit et Justice (PiS). Parmi ses figures clés, le groupe compte d’anciens membres du Mouvement social italien (MSI), parti néofasciste et anticroate, aujourd’hui disparu, créé après la Seconde Guerre mondiale par d’anciens cadres mussoliniens.
Carlo Fidanza, vice-président du CRE et collègue européen de Stephen Nikola Bartulica, a ouvert l’événement. L’élu avait été suspendu de ses fonctions cinq ans plus tôt à la suite de révélations faites par la presse italienne selon lesquelles il orchestrait dans l’ombre le recours à des caisses noires lors de campagnes électorales italiennes. Carlo Fidanza avait été filmé à son insu en train de coordonner le blanchiment d’argent avec l’underground fasciste italien, milieu qu’il a contribué à introduire dans le paysage politique traditionnel.
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