« La Turquie a été à bien des égards beaucoup plus loyale que d’autres pays que nous pensions loyaux. Nous allons lever les sanctions. Il est temps. Nous ne voulons pas sanctionner des amis ». Bien qu’il se soit auparavant exprimé en faveur de la levée de ces sanctions, cette déclaration fracassante de Donald Trump, lors du sommet de l’Otan les 7 et 8 juillet, a secoué en Turquie… comme en Grèce. D’autant que, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a fait savoir, pour sa part, que la Turquie avait reçue la promesse de la livraison de cinq avions F-35, déjà payés.
La Turquie était l’un des partenaires fondateurs du programme des avions de chasse américaine F-35, rappelle la BBC Türkçe et en avait commandé une centaine. Mais suite à l’achat par Ankara en 2019 d’un système de défense aérien S-400 russe, Donald Trump avait annoncé le retrait de la Turquie du programme des F-35 et des sanctions dites CAATSA (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act) ont été prises l’année suivante.
Mais la seule décision de Donald Trump ne suffit pas, rappelle l’agence de presse turque Anadolu : « la loi CAATSA est une loi fédérale adoptée par le Congrès en 2017, ce qui signifie que la levée définitive des sanctions nécessite le respect des procédures prévues par la législation américaine ».
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