« Je suis votre assistant virtuel, bienvenue » : voilà le message auquel les habitants des pays des Balkans occidentaux sont de plus en plus souvent confrontés lorsqu’ils consultent les sites officiels d’institutions publiques ou de banques. Anodin en apparence, ce message automatique généré par l’intelligence artificielle ne fait pourtant l’objet d’aucun contrôle légal.
Le cadre législatif relatif à l’intelligence artificielle varie considérablement selon les pays. Si la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie et le Kosovo se trouvent à des stades différents du déploiement de l’IA au sein de leur administration publique, la grande majorité d’entre eux ne dispose d’aucune réglementation encadrant l’usage d’outils tels que ChatGPT, Copilot ou Gemini par les agents publics.
Dans ces pays, l’absence de suivi des pratiques et de dispositifs techniques de limitation crée une réelle vulnérabilité : les données des citoyens risquent d’être intégrées aux bases d’apprentissage de ces modèles. Si certains gouvernements démentent formellement tout recours à ces technologies, d’autres reconnaissent que leurs administrations intègrent déjà l’IA dans leurs tâches quotidiennes, soulevant des enjeux majeurs en matière de protection des données.
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