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Poésie 2003 : « Roumanie, territoire d’Orphée »

Nouveau format, nouvelle formule pour la livraison de septembre de la revue Poésie 2003, éditée par le Théâtre Molière / Maison de la Poésie de Paris. Ce numéro est entièrement consacré à la poésie roumaine contemporaine. Sous le titre « Roumanie, territoire d’Orphée », le numéro embrasse la scène poétique roumaine des 40 dernières années dans toute sa diversité. La revue présente 35 poètes. Des noms très connus en Roumanie et à l’étranger, chacun et chacune avec plusieurs poèmes traduits, une note bio-bibliographique et une photo, illustrant toutes les générations et les courants esthétiques de la dernière moitié du 20e siècle […]

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Nouveau format, nouvelle formule pour la livraison de septembre de la revue Poésie 2003, éditée par le Théâtre Molière / Maison de la Poésie de Paris. Ce numéro est entièrement consacré à la poésie roumaine contemporaine. Sous le titre « Roumanie, territoire d’Orphée », le numéro embrasse la scène poétique roumaine des 40 dernières années dans toute sa diversité.

La revue présente 35 poètes. Des noms très connus en Roumanie et à l’étranger, chacun et chacune avec plusieurs poèmes traduits, une note bio-bibliographique et une photo, illustrant toutes les générations et les courants esthétiques de la dernière moitié du 20e siècle : de Gellu Naum, Nichita Stanescu et Stefan Augustin Doinas, en passant par Ana Blandiana, Mircea Dinescu, Angela Marinescu, Mircea Cartarescu, Marta Petreu et Ion Muresan, jusqu’aux très jeunes Simona Popescu et Ioana Nicolaie – auxquels il faudrait ajouter ceux qui vivent en France, Sebastian Reichmann, Maria Mailat, Dinu Flamand, Horia Badescu.

Il faut lire Leonid Dimov, un poète à la voix très personnelle « grâce à l’apparence luxuriante et bizarre de son discours poétique, proposant un monde féerique (…) et mélangeant savamment des procédés oniriques et réalistes dans un spectacle lexical fabuleux ».
Et bien sûr ne pas passer à côté du mythique Nichita Stanescu dont les « quelques généralités sur la vitesse » ne peuvent pas laisser de bois, non plus que le « Nœud 18 »…

Poésie 2003 s’ouvre sur un très beau texte signé Magda Carneci, poète et éditrice invitée de ce numéro : « La poésie roumaine a fertilisé comme un souffle intérieur vivifiant, comme un respire inconscient, comme un lait discret mais pourtant nourricier, les images, les hymnes et les structures sonores de la poésie française du 20e siècle. D’Anna de Noailles (…) à Tristan Tzara et Benjamin Fondane (..) un filon intensément émotionnel ou radicalement provocateur, a coulé périodiquement dans le grand creuset de la poésie française moderne, lui ajoutant, de façon discrète (…) certaines nuances ou ruptures, certains gouffres aux profondeurs insoupçonnées mais après tout nécessaires. »

La postface signée Michel de Maulne, le directeur de la publication, nous apprend que la revue paraîtra désormais quatre fois par an, avec un numéro thématique consacré à un pays. Cet automne 2004, la Pologne sera au rendez-vous.

A noter que ce numéro plein de surprises contient aussi des poèmes en prose de Paul Celan traduits du roumain, deux études sur la poésie roumaine moderne dans le contexte européen signées Gheorghe Craciun et Mircea A.Diaconu, ainsi que des dessins du peintre surréaliste Gheorghe Rasovzky. Le tout illustré de superbes clichés du début du 20e siècle.

18 euros
éd. Théâtre Molière / Maison de la poésie

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