Ionuţ Minea est maître de conférences à la Faculté de géographie et de géologie de Iași.
Le Courrier des Balkans (CdB) : Médiatiquement, la sécheresse a atteint son paroxysme début août avec le niveau historiquement bas du Danube. Qu’en est-il aujourd’hui ?
Ionuţ Minea (I.M.) : Commençons par rembobiner un petit peu. Nous avons eu un hiver assez clément en Europe centrale, mais aussi dans des zones montagneuses comme les Alpes et les Carpates. La couche de neige n’était pas très épaisse, ce qui a entraîné des débits réduits. D’autre part, le printemps n’a pas non plus apporté de fortes précipitations. Enfin, cet été, il y a eu plusieurs vagues de canicule dans l’ouest de l’Europe qui n’ont pas été suivies de précipitations abondantes, puis une terrible sécheresse à l’échelle européenne. Du reste, nous avons la mémoire courte… L’année est clairement difficile, mais ce qui s’est passé n’est pas très éloigné de ce qui s’est produit en 2022 ou en 2018… Depuis 2000 ce genre de situations ne cesse de se reproduire. Ainsi, en 2002 le niveau du Danube avait été à peu près aussi bas à son embouchure en Roumanie que cette année.
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