Serbie : le « tigre économique » annoncé par Vučić ne mord toujours pas

Aleksandar Vučić voulait faire de la Serbie le « tigre » des Balkans. Entre mesures néo-libérales, choix politiques erratiques et corruption endémique, les résultats se font toujours attendre.

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Serbie : le « tigre économique » annoncé par Vučić ne mord toujours pas
©️ Moritz Hager / World Economic Forum

En 2016, Aleksandar Vučić, alors Premier ministre, assurait que la Serbie allait devenir le « tigre économique » de l’Europe du Sud-Est, afin de justifier les réformes économiques qu’il voulait imposer. Au pouvoir depuis 2012, le Parti progressiste serbe (SNS) a-t-il tenu sa promesse ?

Sur le plan macroéconomique, plusieurs indicateurs affichent une évolution positive depuis 2012. La croissance économique est restée globalement soutenue, tandis que le chômage a reculé et que le taux d’activité a progressé. La baisse du chômage s’explique en partie par l’important mouvement d’exode qui continue de vider la Serbie. Le ratio de la dette par rapport au PIB est passé à 43.3 % en 2026, soit 7 % de moins qu’en 2012. A titre de référence, le traité de Maastricht, qui fixe les règles budgétaires de l’Union européenne, prévoit une dette publique et déficit budgétaires inférieurs à respectivement 60 % et à 3 % du PIB. 

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