Les enfants se passent le petit appareil photo argentique de main en main. « Ici on voit combien de photo il reste », « ici c’est le flash ». Chacun leur tour, ils pointent un élément du boîtier. Ce jour-là, malgré la chaleur de l’été, le groupe de sept est arrivé avec plus d’une heure d’avance. Serbest Salih, créateur de l’atelier, alterne entre jeux et activités autour de la photographie argentique. Sur les murs, des photos prisent par des enfants sont affichées, d’autres sont accrochées sur un fil tendu.
Après avoir repris connaissance avec les bases de l’appareil photo, les enfants se dirigent vers la chambre noire. Ils sélectionnent les négatifs, déjà développés, font les tests nécessaire avant de faire des tirages. Serbest Salih laisse les plus habitués expliquer et intervient si nécessaire. Mais c’est eux qui font tous les gestes : d’abord choisir puis placer le négatif, puis le papier photographique, poser, un autre petit groupe passe alors le papier dans les différents baques, faisant apparaître la photo noire et blanc.

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