Le Monténégro a été proclamé « État écologique » en 1991 et le pays a inscrit son engagement écologique dans sa constitution. Trente-cinq années plus tard, Aleksandar Perović, du Mouvement écologique OZON, alerte sur les conséquences des incendies dans le pays, sur la montée de l’écocriminalité, et craint même que l’Union européenne ne referme trop vite le chapitre de discussions sur l’environnement.
Monitor (M.) : Pour le mouvement écologique Ozon, les célébrations du 35ème anniversaire de la proclamation de l’État écologique ont été « brûlées sur le bûcher » par les incendies de l’été…
Aleksandar Perović (A.P.) : Pour nous, il est totalement inapproprié d’évoquer cette fameuse Déclaration et son inscription dans la Constitution du Monténégro, défini comme un « État écologique », alors que les flammes détruisent l’écosystème et mettent en danger la santé publique. En vingt années d’existence de notre mouvement, nous n’avons jamais gardé le silence face à quiconque tentait de manipuler l’opinion publique, et j’espère que cela a été clair en cette occasion également. Il est essentiel que chacun prenne conscience de ses responsabilités, tant en matière d’actions que d’inactions, car « vendre du brouillard » aux citoyens n’est pas une stratégie durable pour ceux qui doivent prendre des décisions responsables.
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