Le Parlement grec doit se prononcer sur la demande de levée de l’immunité parlementaire de Dimitris Avramopoulos, député conservateur et ancien Commissaire européen chargé de la migration, des affaires intérieures et de la citoyenneté entre 2014 et 2019, à la suite d’un mandat d’arrêt émis par la justice belge dans le cadre de l’enquête sur le Qatargate.
Selon les informations publiées par plusieurs médias grecs, dont Kathimerini, les magistrats belges soupçonnent l’ancien commissaire d’avoir pris part à une organisation criminelle de corruption et de blanchiment d’argent. L’affaire s’inscrit dans le prolongement du vaste scandale de corruption qui avait éclaté à Bruxelles en décembre 2022 et qui avait conduit à l’arrestation de plusieurs personnalités européennes, dont l’ancien eurodéputé italien Antonio Panzeri et l’ancienne vice-présidente grecque du Parlement européen Eva Kaili.
Au cœur des investigations figure la participation de Dimitris Avramopoulos au conseil d’administration de Fight Impunity, une ONG fondée par Antonio Panzeri. Les enquêteurs s’interrogent sur les rémunérations perçues par l’ancien commissaire dans le cadre de cette collaboration. Celui-ci reconnaît avoir reçu quelque 75 000 euros, mais affirme que ces revenus ont été intégralement déclarés et soumis à l’impôt. Il soutient également avoir obtenu l’autorisation nécessaire de la présidence de la Commission européenne pour siéger au sein de cette organisation.
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