Moldavie : en Transnistrie, les voix critiques sont réduites au silence

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Le 25 décembre 1991, l’URSS s’effondrait mais elle semble survivre en Transnistrie. Dans ce petit territoire séparatiste, les dissidents sont contraints au silence ou à quitter la région. Larisa Kalik, écrivaine, vit en exil depuis deux ans. Entretien.

Adapté par Florentin Cassonnet (article original) Larisa Kalik, 23 ans, est originaire de Tiraspol. Son livre intitulé Année de la jeunesse et publié en 2019 avec le soutien de l’ONG tchèque People in Need, raconte les expériences traumatisantes de douze jeunes, durant leur année de service militaire en Transnistrie, décrite comme « une version démo de la prison ». Cet ouvrage a valu à Larisa Kalik d’être la première personne accusée d’« extrémisme » (l’article 276 du Code pénal) par le régime de Transnistrie. Le Klub 19, seul centre culturel indépendant de Tiraspol où le livre avait été présenté, et Apriori, l’ONG qui gérait le Klub 19, ont depuis (...)

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