Le Courrier des Balkans

Littérature : Cioran rattrapé par les siens

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La sortie en français du dernier livre d’Emile Cioran n’ayant jamais été traduit, Transfiguration de la Roumanie, est l’occasion de revenir sur une période de la vie de l’écrivain souvent occultée ou manipulée à dessein, celle de ses années d’étude en Allemagne nazie entre 1933 et 1934. Certains de ces écrits relèvent de l’apologie du nazisme et du bolchevisme, de l’antisémitisme mais aussi de la diffamation des Hongrois ou des Roumains eux-mêmes. La chronique de Nicolas Trifon.

Par Nicolas Trifon Tant l’imposant Cahier de l’Herne réunissant des témoignages et des analyses d’auteurs aussi prestigieux que Maurice Nadeau, Edward Said, François Mauriac, Gabriel Marcel, Peter Sloterdijk, Fernando Savater, Michel Onfray, Louis Nucéra ou Salah Stétié, que le seul livre écrit en roumain par l’auteur de De l’inconvénient d’être né qui n’avait pas été encore traduit en français et qui est désormais disponible comportent un avertissement de l’éditeure Laurence Tacou mettant en garde le lecteur contre certains propos des écrits de Cioran (1911-1995) de la période 1933-1937 [1]. Ils ont été traduits parce qu’ils présentent un intérêt (...)

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