Le professeur des rêves

Ljubljana 1895. Jernej Petrič est un jeune homme pris au piège d’une société immuable. Ni heureux, ni malheureux, il se conforme aux codes de conduite et accepte le rôle qui lui a été attribué : celui d’un professeur de lycée pauvre, parent d’une riche famille de négociants… Un classique de la littérature slovène.

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Jernej est aussi un poète amoureux et l’objet de son amour n’est autre que sa cousine Ursula qui n’a pas trouvé le bonheur dans son mariage. Cet amour impossible pousse Jernej à élaborer avec un ami de jeunesse, un stratagème qui très rapidement se transforme en une intrigue amoureuse dont il est un observateur attentif. Un meurtre étrange et un tremblement de terre viennent cependant perturber le badinage bourgeois et les plans romantiques des personnages…

Si le malentendu amoureux est au centre de ce court roman, l’atmosphère générale et les fréquentes petites incisions dans la vie courante d’une ville endormie, n’en demeurent pas moins importantes. L’écriture ironique et l’omniscience de l’auteur ont pour objectif d’introduire le lecteur dans une Slovénie autro-hongroise qui s’avère être un étrange paradoxe de modernité et d’isolation. Malgré les bals, les mises en scène et les salons littéraire, Ljubljana ne demeure qu’une ville étape du Sudbahn reliant Vienne à Trieste.
Kajetan Kovič est né en 1931 à Maribor et vit actuellement à Ljubljana. Parallèlement à ses études de littérature comparée, il entame une carrière de poète et de romancier, placée sous le signe de la rupture avec le social-réalisme ambiant. Dès 1953, paraît en effet le recueil Poèmes des Quatre, coécrit avec Ciril Zlobec, Janez Menart et Tone Pavček. Ce recueil marque un tournant capital dans la littérature slovène contemporaine et l’opposition définitive à toute une génération d’écrivains de l’après-guerre. Parmi d’autres recueils écrits par Kovič, on peut citer Feu-Eau et Le jour prématuré. Ses romans ont été également traduits à de nombreuses reprises (Ni Dieu ni bête, Le voyage à Trento…).


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