Le Pont de Ran-Mositar

Sous un nom fictif, mais facilement reconnaissable, le vieux pont de Mostar est, tout autant le héros de ce roman que les personnages à la quête de la reconstruction de leur identité détruite par des années d’une guerre sauvage, où chacun a cherché à détruire l’autre au plus profond de sa personnalité. Le père ne…

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Sous un nom fictif, mais facilement reconnaissable, le vieux pont de Mostar est, tout autant le héros de ce roman que les personnages à la quête de la reconstruction de leur identité détruite par des années d’une guerre sauvage, où chacun a cherché à détruire l’autre au plus profond de sa personnalité.

Le père ne retrouvera pas son fils, les femmes violées se vengeront en s’autodétruisant par la prostitution, mais grâce à l’aide internationale, le pont sera reconstruit à temps « pour qu’à l’automne les télévisions du monde entier soient là comme prévu, objectifs rivés sur la clé de voûte, symbole de toutes les réconciliations. Mais qui pourrait parier sur l’avenir d’un pays qui chérissait son pont et laissait sombrer ses enfants ». Tout est dit dans ces mots amers. Le roman est sombre, mais se lit d’un trait, tant on a envie de suivre les déambulations des personnages, ombres furtives dans la nuit d’un pays en ruine.

Une belle évocation romanesque de la guerre civile, celle de Bosnie n’étant qu’une localisation possible du drame dont l’auteur déroule les fils universels.

L’auteur, de nationalité française et bulgare, romancier, nouvelliste et photographe, est par ailleurs un spécialiste reconnu de la psychologie et du droit international des enfants, impliqué dans de nombreux projets de développement communautaire.


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