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Journaliste en Serbie : un métier à très hauts risques

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Après l’attentat manqué contre Dejan Anastasijevic, colère et inquiétude grandissent à Belgrade. Aucun meurtre de journaliste n’a jamais été éclairci en Serbie, et la justice n’a jamais condamné personne pour les attaques incessantes dont les journalistes sont victimes. Beaucoup d’analystes pointent un retour général de l’insécurité et de la xénophobie, qui rappelle les pires années de l’époque Milosevic.

« Les deux bombes qui ont explosé la nuit du vendredi au samedi contre les fenêtres du journaliste Dejan Anastasijevic s’inscrivent dans la longue série des meurtres et des attaques jamais éclaircis et de plus en plus fréquents contre les journalistes en Serbie », expliquent les journalistes Dragan Bujosevic et Gordana Susa. La mort de la journaliste Dada Vujasinovic, dont le corps a été retrouvé il y a 13 ans dans son appartement, n’a jamais eu d’épilogue judiciaire. Les noms des commanditaires et des exécuteurs du meurtre de Slavko Curuvija, propriétaire des journaux Dnevni Telegraf et Evropljanin n’ont jamais été rendus publics. Slavko Curuvija a (...)

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