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Une presse vraiment « libre » n’est pas encore à l’ordre du jour en Serbie

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Cinq ans après la chute de Slobodan Milosevic, le chaos règne en maître dans les médias serbes. En l’absence de toute régulation, les médias naissent et meurent au gré des intérets particuliers. Avec deux objectifs principaux : entretenir la haine envers le TPI, et alimenter les écrans de fumée autour des affaires politico-mafieuses.

Par Dragana Nikoli-Ssolomon « Aucun d’entre vous n’ose écrire ce qu’il pense, et si vous le faisiez, vous savez d’avance que cela ne sera jamais imprimé...Et celui qui serait assez fou pour écrire ce qu’il pense se retrouverait à la rue à la recherche d’un nouvel emploi »... Ce sont les mots prononcés par John Swinton, l’ancien directeur du New York Times à la fin du XIXème siècle, à l’intention d’une personne assez naïve pour porter un toast à la presse libre. Ces mots font écho plus que jamais en Serbie. La liberté de la presse n’est pas vraiment la question, mais plutôt comment on interprète le mot liberté. D’un côté, dans la Serbie d’aujourd’hui, on peut (...)

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