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Hors-série des Nouvelles de Roumanie : Les Années Rouges

Les Nouvelles de Roumanie ADICA 8, chemin de la Sécherie 44300 Nantes France

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5 min de lecture

Un document exceptionnel

« Les Nouvelles de Roumanie » proposent leur premier numéro hors-série

Les Années Rouges

Histoire de la Roumanie et des Roumains sous le communisme
(23 août 1944-25 décembre 1989)

Jamais un tel travail en France, fruit de six ans de recherche, d’enquêtes, d’interviews de témoins de cette époque sur la grande tragédie du XXème siècle traversée par le peuple roumain n’avait été entrepris.

120 pages (format « Nouvelles de Roumanie », soit l’équivalent d’un livre de 350 pages) regroupent, par thèmes et chronologiquement, autant d’articles, pour moitié déjà publiés dans nos colonnes depuis 2000, revus et mis en perspective, pour l’autre, totalement inédits.

Source inépuisable d’informations, cette contribution à l’histoire récente de la Roumanie et des Roumains a été réalisée grâce au concours de près d’une vingtaine de collaborateurs.

Elle se présente sous forme de deux fascicules :

1- Les Années de Fer

2- Les Années de Plomb

« Ils ne sont jamais revenus »

« Ils nous ont volé notre jeunesse »

La grande terreur et les déportations
« L’Homme Nouveau »

« Les Années Rouges » sont disponibles sur commande au prix total de 15 € (+ 3 € de frais de port) réservé aux abonnés et aux lecteurs du Courrier des Balkans – prière de le mentionner – (Prix normal : 20€ + 3€ de frais de port).

Les deux fascicules ne peuvent être vendus séparément.

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Les Années Rouges : deux millions de victimes et « L’Homme nouveau »

Alors qu’à l’Est, mémoire et histoire du communisme sont celles d’une immense tragédie qui a abouti à la ruine du pays et de ses habitants, autant morale que matérielle, en Occident, on ne sait pratiquement rien d’elles. Pourtant, connaître cette époque où les Roumains, après la terreur conduisant à la mort et à la déportation deux millions d’entre-eux (« Les Années de Fer »), ont subi la folie d’un régime criminel tentant de faire de chaque citoyen un « Homme nouveau » (« Les Années de Plomb ») est essentiel pour les comprendre.

L’histoire de la Roumanie et des Roumains de la seconde moitié du vingtième siècle est à la fois effroyable et extraordinaire. Le jeune Roi Michel abdiquera sous la contrainte pour sauver 2000 étudiants que le régime qui se met en place menace de faire fusiller. Après le régime pro-fasciste d’Antonescu, ce sera le départ d’une ère de malheur.

Petru Groza, grand bourgeois et Premier ministre, livrant la Roumanie aux Soviétiques, Gheorghiu Dej, féroce dictateur qui agit dans l’ombre, et leurs hommes de main hantent encore la mémoire des Roumains…

Comme celle de la famine dans un pays pourtant considéré « grenier à blé de l’Europe », dont les richesses sont déménagées en URSS au titre des dommages de guerre, alors que les soldats de l’Armée rouge rackettent la population dans les rues. Terribles années où les paysans, terrorisés par des voyous, sont forcés de vendre leurs terres, alors que 500 000 soldats de l’Armée roumaine dépérissent dans des camps en Sibérie, les rescapés ne revoyant leur pays natal que dix ans plus tard. Prêtres, intellectuels, simples citoyens suspects d’origine sociale « non conformes » sont envoyés creusés le canal du Danube à la Mer Noire.

Des résistants vont se dresser pourtant. Le régime mettra près de vingt ans à les débusquer des montagnes où ils se sont réfugiés. Pieds et mains liés, torturé pendant deux ans, emprisonné à six reprises, Cicerone Ionitiou n’abdiqua jamais. Sous les coups, Elisabeta Rizzea, pendue par les cheveux, dessine la croix avec sa langue dans sa bouche pour trouver des forces afin de ne pas trahir ses compagnons. Ion Gavrila, l’insaisissable rebelle du Fagaras, lève l’Armée des Carpates. Tous ses héros méritent que l’on se souvienne d’eux.

Les épreuve du peuple roumain n’étaient pourtant pas finies. Il lui faudra faire avec le délire d’un pouvoir aux mains de Ceausescu. Les femmes sont obligées de procréer, donnant le jour à deux millions de « Decretei », nés sur ordre. 70 000 Bucarestois seront chassés de leur logement, un cinquième de la capitale rasée, pour faire place au Palais que fait construire le dictateur mégalomane, 20 000 ouvriers et 400 architectes y travaillant jour et nuit.

C’est aussi l’époque où les enfants portaient la cravate rouge, symbole de l’élève communiste modèle, où les pionniers préparaient l’avènement de « L’Homme nouveau ». Le 23 août, fête nationale, les Roumains étaient conviés à défiler, partageant bières et mici. On commençait à rouler en Dacia et même les dirigeants communistes célébraient Pâques en privé.

Dans les usines et ateliers, les cadences infernales pour dépasser les objectifs du plan quinquennal n’arrivaient pas à cacher la démotivation générale. « Ils font semblant de nous payer… On fait semblant de travailler ». Surveillance mutuelle et méfiance généralisée régentaient les rapports entre individus. Il fallait faire la queue toute une nuit pour des pattes de poulet ou un bout de salami, s’éclairer à la bougie, ne pas peser plus de 60 kilos si on était une femme. Les chirurgiens grelottaient pendant leurs opérations…

Les Roumains pouvaient-ils sortir indemnes de ce demi-siècle de cauchemar ?

Dans « Les Années Rouges », numéro hors-série exceptionnel,
« Les Nouvelles de Roumanie » apportent un éclairage inédit et passionnant.

A ne pas manquer pour comprendre la Roumanie d’aujourd’hui !

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