Elif Eralp, la candidate de Die Linke (gauche radicale), est arrivée en tête des élections pour la mairie de Berlin dimanche 20 septembre, avec plus de 25% des voix. Elle devrait donc prendre la tête de la capitale, avec le soutien des Verts (14,3%) et du SDP (12,1%). Si elle parvient à former une coalition, elle sera la première maire de Berlin issue de l’immigration. Dimanche, c’est en turc qu’elle a terminé son discours : « Tarih yazdik arkadaslar » (« nous avons écrit l’histoire »). Et la probable nouvelle maire de la capitale a fêté sa victoire en dansant en cercle un halay, une danse traditionnelle pratiquée (entre autres) en Turquie, avec en fond le slogan kurde « Jin, Jiyan, Azadî » (« Femme, vie, liberté »).
La famille d’Erif Eralp a fui la Turquie après le coup d’Etat militaire du 12 septembre 1980, qui est survenu après une décennie de violences entre ultra-droite et ultra-gauche. La période post-coup a été marquée par la violence et la répression avec des exécutions, des milliers d’arrestations et l’interdiction des partis politiques et des syndicats.
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