Croatie : la révolte des travailleurs ubérisés

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En octobre, les chauffeurs croates ont fait grève pour dénoncer les dérives d’Uber, alors que les retards de salaires s’accumulaient. Un Syndicat des travailleurs des plateformes digitales avait vu le jour quelques jours plus tôt. Rencontre avec sa secrétaire générale.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Novosti (N.) : Vous avez fondé le Syndicat des travailleurs des plateformes digitales et récemment convaincu vos collègues conducteurs de boycotter Uber, qui vous prive drastiquement de vos droits et même du statut d’employés. Êtes-vous satisfaits du résultat ? Iva Filipović (I.F.) : Pour nous, le boycott a été un grand succès. Nous sommes très heureux que de nombreux chauffeurs pas encore syndiqués aient rejoint la lutte. C’est ensemble, et non pas seuls, que nous pouvons nous faire entendre par les plateformes. Jusqu’à présent nous n’arrivions même pas à avoir un dialogue et là nous (...)

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