Croatie, Serbie : comment les criminels de guerre deviennent des héros

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À Belgrade comme à Zagreb, les criminels de guerre, « blanchis » ou condamnés par le TPIY, sont tous accueillis comme des héros. Le nationalisme des années 1990 fait son grand retour, tandis que l’Occident se désintéresse de la question au nom de la supposée « stabilité régionale ». L’analyse de deux historiens.

Propos recueillis par Omer Karabeg La Serbie sera-t-elle enfin capable d’accepter sa responsabilité dans les guerres yougoslaves alors qu’elle est dirigée par des figures du régime de Milošević ? Le retour en gloire de Tuđman en Croatie n’empêche-t-il pas toute discussion sur les crimes commis pendant l’opération Oluja ? Qui insiste tant sur la thèse selon laquelle tous seraient également coupables pour les guerres des années 1990, alors que les conflits non résolus du passé remontent à la surface à chaque fois qu’il y a une crise dans la région ? Quelles conséquences aura l’enseignement de ces interprétations biaisées aux jeunes dans les écoles (...)

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