TPIY : requiem pour un tribunal

| |

Qu’est-ce qui est le plus important, rendre la justice ou acheter la paix ? Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a réécrit l’histoire de la dissolution de la Yougoslavie en morcelant, pour des raisons politiques, la responsabilité entre les anciens belligérants. Cette nouvelle interprétation de l’histoire aura des conséquences néfastes sur le long terme. L’analyse de Srđa Pavlović et Christophe Solioz.

Traduit par Stéphane Surprenant Srđa Pavlović et Christophe Solioz sont espectivement professeur d’Histoire moderne des Balkans à l’Université d’Alberta et secrétaire général du Centre européen pour la stratégie d’intégration (CEIS). En 2011, le Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie (TPIY), basé à La Haye, déclarait coupable l’ancien chef de l’état-major de l’Armée yougoslave, le général Momčilo Perišić, pour complicité dans des crimes de guerre perpétrés en Croatie et en Bosnie-Herzégovine. Il fut condamné à une peine de 27 ans de prison. Pourtant, le 28 février 2013, la Cour d’appel du TPIY l’acquittait de toutes les accusations (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous