Osservatorio sui balcani

Bulgarie : qui a peur de l’ouverture des dossiers de l’ancienne police politique ?

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Depuis quelques mois, la Bulgarie vit au rythme du grand déballage : le Président Parvanov et près de 100 députés élus depuis 1990 étaient des agents de la Darzhavna Sigurnost, l’ancienne police politique du régime communiste. « En Bulgarie, le temps de l’épuration est passé. C’est par la vérité historique qu’il faut assainir la société, mais les institutions opposent une forte résistance », explique Ekatarina Boncheva, membre de la commission chargé de révéler les noms des anciens collaborateurs des services secrets. Entretien.

Par Francesco Martino Ekatarina Boncheva est l’un des neufs membres de la Commission sur l’accès aux dossiers des ex-services secrets, élus en avril 2007 par le Parlement bulgare. Cette commission a pour objectif de faire la lumière sur les documents conservés aux archives et de rendre publics les noms de ceux qui ont collaboré avec les services secrets du régime communiste, la Darzhavna Sigurnost (DS). Ces derniers mois, la commission chargée de faire la lumière sur les archives des services secrets communistes a établi l’implication du Président Georgi Parvanov, de même que celle d’une centaine de députés élus depuis 1990. Quel (...)

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