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La Macédoine ouvre la chasse aux anciens collaborateurs de la police

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Des députés macédoniens travaillent à doter le pays d’une loi visant à chasser de la vie publique les collaborateurs de l’ancienne police secrète. Beaucoup saluent l’initiative. Mais le texte de la proposition de loi violerait lui-même les libertés fondamentales. L’opinion d’Iso Rusi, président de la branche macédonienne du Comité Helsinki pour les Droits de l’Homme.

Par Iso Rusi La Macédoine tente actuellement de chasser de la vie publique les informateurs des anciens services de sécurité au moyen d’une proposition de loi imposant de nouvelles conditions aux citoyens se présentant à des postes publics. Selon certains députés, les structures de l’ancienne police secrète ont eu un effet dévastateur sur la vie récente du pays. Elles auraient contribué à beaucoup d’échecs dans le processus de transition, parmi lesquels l’accroissement de la pauvreté, les opérations criminelles de privatisation et le médiocre pluralisme politique. Ces députés imputent l’ensemble de ces problèmes aux collaborateurs des services secrets (...)

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