À 15 ans, Anastasiia Tryfonova fait sa rentrée en 9e classe, l’équivalent d’une première année de lycée, à Bucarest. L’adolescente ukrainienne, des longs cheveux lisses et blonds, originaire de la région d’Odessa, est « très contente » de retourner à l’école après les vacances d’été, d’autant que maintenant, devenue bilingue, elle n’a plus « aucun problème pour communiquer ». C’est sa troisième année en tant qu’élève dans le système éducatif roumain et ça lui réussit.
Sa mère Liubov, toute vêtue de couleurs pastels, évoque avec fierté « ses très bons résultats » qui lui ont même permis de recevoir une bourse l’an dernier. Pour ses jumeaux de bientôt six ans, par contre, c’est une autre paire de manches. « J’ai essayé de les mettre à la maternelle mais à chaque fois, on m’appelait pour me dire de venir les récupérer car ils n’arrêtaient pas de pleurer », raconte-t-elle, mi-amusée mi-désespérée. C’est que les quelques centres éducatifs privés ukrainiens de la capitale ont un coût que la famille peut difficilement se permettre. Elle envisage donc de leur trouver pour l’année une « baby-sitter roumaine » qui pourrait les familiariser avec la langue, afin qu’ils puissent intégrer l’école primaire en septembre 2027.

Découvrez tous les contenus du Courrier des Balkans.
le premier mois puis 8€ par mois
Je m'abonneRésiliable à tout moment en quelques clics
- Un journal 100% indépendant
- Accédez à des fonctionnalités exclusives
- Explorez +25 ans d’archives sur les Balkans
Vous avez déjà un compte ? Se connecter



