Turquie : le journaliste français arrêté a été libéré

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Raphaël Boukandoura, correspondant pour plusieurs médias français en Turquie, avait été placé en garde à vue lundi soir après avoir été interpellé alors qu’il couvrait un rassemblement du parti pro-kurde DEM. Il a été libéré mercredi.

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Photo d’archive, 8 mars 2025, Istanbul.
© Mathilde Warda / Courrier des Balkans

Mise à jour 21/01/2026 à 17h10

Le journaliste français Raphaël Boukandoura a été relâché mercredi. Il avait été arrêté lundi soir et ses avocats craignaient son expulsion du territoire turc. Correspondant pour plusieurs médias français, Raphaël Boukandoura vit en Turquie depuis 2015.

D’après les explications de l’association de défense de droit de la presse MLSA, Raphaël Boukandoura a été accusé d’avoir chanté des slogans lors d’un rassemblement organisé par le parti pro-kurde DEM. « Il a déclaré qu’il n’avait scandé aucun slogan et qu’il se trouvait sur les lieux uniquement pour faire un reportage », souligue MLSA.


Raphaël Boukandoura, correspondant pour plusieurs médias français en Turquie, y compris Ouest-France, a été interpellé lundi soir à Istanbul, alors qu’il couvrait un rassemblement organisé par le parti pro-kurde DEM contre l’offensive de Damas dans le nord-est de la Syrie. Le journaliste a été placé en garde à vue. Plusieurs membres du DEM ont également été interpellés.

Reporter Sans Frontière a appelé lundi soir à « la libération immédiate du journaliste qui ne faisait rien d’autre que son devoir légitime en couvrant cette protestation », rapporte l’AFP. « Ouest-France demande la libération immédiate de Raphaël Boukandoura qui couvrait l’événement », a également réagi le quotidien.

« Nous avons marché et élevé la voix dans la rue de la Démocratie à Sancaktepe [quartier d’Istanbul] contre les attaques et les massacres au Rojava et en Syrie ! », a déclaré dans un tweet la branche stambouliote du parti après la manifestation.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu lundi en Turquie, notamment à Diyarbakir et Van, villes du sud-est à majorité kurde, après le déploiement de l’armée syrienne dans les zones qui étaient administrées par les forces kurdes en Syrie, à la suite d’un accord de cessez-le-feu. D’après les vidéos partagées sur les réseaux sociaux, plusieurs arrestations ont également eu lieu en marge de ces manifestations.

Il risque une potentielle expulsion du pays, s’inquiète l’association de défense des droits de la presse MLSA qui a donné des détails sur le dossier dans un tweet mardi matin. Selon l’association, Raphaël Boukandoura a souligné qu’il était bien sur les lieux dans le cadre de son activité journalistique pour le journal Libération.

« Au cours de l’interrogatoire, la police a interrogé Boukandoura sur les slogans qui auraient été scandés pendant la manifestation. Il a déclaré qu’il n’avait scandé aucun slogan et qu’il était présent sur les lieux uniquement pour faire un reportage », écrit l’association. Il devrait être transféré à la Direction provinciale des migrations.

Le Courrier des Balkans se joint à l’appel pour sa libération.