Turquie : l’Université et la recherche sacrifiées sur l’autel de la répression

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Depuis la tentative de coup d’État de juillet 2016, les purges ont touché 148 000 fonctionnaires, dont près de 6000 à l’Université. Tous les établissements liés au mouvement Gülen ont été fermés, leurs enseignants limogés et souvent traînés en justice, tout comme beaucoup de signataires de l’Appel des universitaires pour la paix. Subsiste-t-il encore des espaces de liberté dans la recherche ? Une pensée critique peut-elle encore trouver refuge à l’Université ?

Par Selin Kaya Le 5 décembre dernier, Ceren Sözeri, maître de conférences au Département de Communication de l’Université de Galatasaray, s’est déplacée jusqu’au tribunal de Çağlayan, à Istanbul, malgré le froid hivernal. Comme de nombreux collègues, responsables politiques et militant·e·s, elle avait tenu à apporter son soutien aux premiers signataires de la pétition des Universitaires pour la paix à comparaître devant la justice. Également signataire de cet appel, elle passera elle-même devant le juge le 8 mars prochain, mais contrairement à la plupart des universitaires signataires, elle n’a pas été renvoyée de son Université et continue, pour (...)

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