Turquie : après le référendum, comment faire encore de la politique ?

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La réforme constitutionnelle, objet de tant de débats ces derniers mois, a été adoptée le 16 avril dernier, malgré des fraudes massives dénoncées. Alors que le Parti de la justice et du développement (AKP) étend son emprise sur les appareils d’État, et que le pouvoir se fait de plus en plus autoritaire, aucune force d’opposition ne semble en position de mener le combat.

Par Selin Kaya Cela fait un mois que Recep Tayyip Erdoğan a gagné de justesse, avec 51,4% des voix, son pari référendaire. Le Parti républicain du peuple (CHP), principal parti d’opposition, et de nombreuses autres voix ont dénoncé une fraude massive. Malgré tout, les demandes d’annulation déposées auprès de la Haute commission électorale sont restées lettre morte. La question de la légitimité reste donc en suspend dans de nombreux esprits, tandis que les premières réformes entrent déjà en vigueur. Des partis d’opposition en plein flottement Aucune force politique ne semble en ordre de bataille pour s’y opposer. Car si les raisons divergent (...)

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