Turquie : « démissions » en série de maires des grandes villes

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Istanbul, Ankara, Bursa... Après un mois de suspens, plusieurs maires de grandes villes, pourtant membres de l’AKP, sommés de démissionner, ont fini par céder sous la pression du Saray, le palais présidentiel. Le prétexte ? Des enquêtes d’opinion défavorables et la nécessité de « renouveler » le parti au pouvoir. En réalité, malgré sa fuite en avant autoritaire, Recep Tayyip Erdoğan semble de plus en plus isolé.

Par Selin Kaya Le 22 septembre dernier, le maire d’Istanbul, Kadir Topbaş a présenté sa démission, bientôt suivi par les édiles de plusieurs autres grandes villes. Depuis, le bras-de-fer se poursuit avec le Président Erdoğan, à grand coup de déclarations choc par journaux interposés. La tension, qui montait depuis plusieurs jours, s’est soldée par le départ des maires de Bursa, Düzce, Niğde, et par celle du sulfureux maire d’Ankara, Melih Gökçek, en poste depuis plus de 23 ans. Peu enclins à se faire déloger, ces derniers ont tenté dans un premier temps de résister, mais la lutte n’aura pas duré bien longtemps. Les déclarations dans la presse (...)

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