Réfugiés : « Il faut arrêter de dire que la Croatie n’est qu’un pays de transit »

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Si la route des Balkans est officiellement fermée, les réfugiés poursuivent pourtant toujours leur voyage vers le Nord de l’Europe. Et si la Croatie n’a jamais été une destination de prédilection pour ceux qui fuient leur pays, de plus en plus se retrouvent bloqués sur ce territoire, contraints d’y demander l’asile. Entretien.

Propos recueillis par Jelena Prtorić Lea Horvat travaille au Centre d’études pour la paix (CMS), une ONG basée à Zagreb qui met en place des programmes et d’accueil et d’intégration des réfugiés. Courrier des Balkans (C.d.B.) : Depuis le début de la crise migratoire, on ne cesse de répéter que la Croatie n’est qu’un pays de transit. Est-ce toujours vrai ? Combien y a-t-il actuellement des réfugiés dans le pays ? Lea Horvat (L. H.) : Depuis que la loi sur l’asile est entrée en vigueur, en 2004, seuls 311 demandeurs d’asile sur 7000 ont reçu une réponse positive. Ils ont soit reçu un statut d’asile, soit une protection subsidiaire accordée à (...)

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