Orthodoxie : les conséquences de la rupture entre Moscou et Constantinople

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Malgré la rupture provoquée par la reconnaissance d’une Église ukrainienne, le monde orthodoxe n’est pas au bord du schisme. Et Constantinople sera certainement très prudent sur les dossiers de la Macédoine et du Monténégro afin de ne pas s’aliéner l’Église serbe. L’analyse de la théologienne Regina Elsner.

Propos recueillis par Biljana Jovićević RSE : Croyez-vous donc que cela marquerait le début d’un schisme durable ? R.E. : La crise est importante, mais je ne pense pas qu’il s’agisse d’un véritable schisme appelé à durer. Si les autres Églises soutiennent Moscou dans leurs discours, elles ne s’écarteront certainement pas de Constantinople. J’espère que cette situation sera aussi l’occasion de résoudre toutes les questions trop longtemps restées en suspens dans le monde orthodoxe : qui obtient et qui accorde l’autocéphalie ? Qui est chargé de la vie religieuse dans les pays orthodoxes ? Je m’attends sincèrement à ce se dégage un nouveau (...)

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