Les derniers Grecs de Géorgie s’accrochent à la terre de leurs ancêtres

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Au milieu du XIXe siècle, on comptait plus de 20 000 Grecs en Géorgie, mais depuis la chute de l’Union soviétique, la majorité d’entre eux sont partis, surtout en direction de Thessalonique. Seuls les plus anciens vivent encore dans les villages de Basse Kartlie, sur la terre de leurs ancêtres. Reportage.

Par Tamta Jijavadze Sofia Papunidi est quant à elle l’une des cent derniers habitants de Jigrasheni, un village situé à quelques kilomètres de Didi Iraga. « Mon mari est mort il y a dix ans, mais j’ai décidé de continuer à vivre dans la maison que nous avons construite ensemble. J’ai dit à ma fille qui vit en Grèce que je n’abandonnerai pas cette maison, mais qu’elle pourra la vendre à ma mort », explique-t-elle. Sofia Papunidi a plus de 80 ans. Elle aussi était partie en Grèce dans les années 1990, avant, finalement, de revenir en Géorgie. « J’étais choquée de voir de l’asphalte partout, même dans les villages. Je me suis dis que ce n’était pas (...)

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