Les Grecs d’Ukraine fuient vers leur « mère patrie »

| |

Les autorités hellènes organisent l’évacuation de tous les membres de la minorité grecque d’Ukraine qui le souhaitent. Mais la plupart de ces 100 000 personnes habitent dans la région de Marioupol, encerclée et pilonnée par les soldats russes. Reportage à Athènes où sont arrivés les premiers réfugiés.

Par Marina Rafenberg La nuit tombe sur Athènes. Ronan attend sur un parking du centre le car en provenance d’Odessa avec à son bord les premiers Grecs évacués de la « Marseille d’Ukraine ». Il doit héberger une amie de sa mère, qu’il n’a jamais vue. Un peu plus loin, Ludmila Souvatzis se réjouit à l’idée de bientôt pouvoir embrasser sa sœur. Ludmila ne s’attendait pas à ce que la guerre éclate si vite. « J’ai grandi en apprenant le russe. Plus de 130 nationalités vivent à Odessa, c’est une ville cosmopolite et tolérante. Russes et Ukrainiens, nous étions tous frères ! », poursuit la trentenaire. « Mon mari est né en Grèce et nous vivons à Athènes, (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous