Kosovo : les victimes des viols de guerre cherchent (toujours) une reconnaissance

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Vingt ans après la fin de la guerre, le viol est une arme qui continue à détruire le tissu social et familial du Kosovo. Le pays a mis en place une commission et un budget chargés d’aider les survivantes, mais il faut passer par un véritable parcours du combattant pour obtenir le statut de victime. L’enquête de Kosovo 2.0.

Adapté par Florentin Cassonnet Au début, son mari était sceptique sur la procédure. « Il y a des anciens de l’UCK qui n’ont pas reçu le statut de vétéran alors qu’ils le méritaient », lui a-t-il dit. Mais elle a quand même décidé de faire la demande et il l’a soutenu. Il lui a fallu huit heures pour remplir le formulaire et faire le récit détaillé de son viol, au centre Medica Gjakova où elle recevait un soutien psychosocial depuis seize mois. À sa grande surprise, son dossier a reçu un avis négatif. Elle a fait appel de la décision. Pour cet appel, Vjollca a reçu une convocation de la commission pour un entretien. « Ces gens ne savent-ils pas le (...)

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