Ce que la guerre en Ukraine a changé • Les illusions de la Serbie et le choix des causes perdues

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La Serbie semble avoir perdu sa boussole en politique étrangère, et le président Vučić se plaint à la fois des pressions de Bruxelles et de Moscou. Belgrade n’est-elle pas à l’origine de ses malheurs, n’ayant jamais soldé l’héritage de Milošević et faisant le choix de causes perdues d’avance ? Grand entretien avec Milan St. Protić.

Traduit par Nikola Radić (article original) | Adapté par la rédaction V. : Dans le contexte des relations entre l’Est et l’Ouest, on a l’impression qu’Aleksandar Vučić parodie la politique des non-alignés et, peut-être inconsciemment, se compare à Tito. M.S.P. : Dès que quelqu’un a besoin de se mesurer aux autres pour prouver sa grandeur, force est de constater qu’il a un vrai complexe d’infériorité. Dès qu’une personne parle beaucoup d’elle-même, cela veut dire qu’elle n’a pas trop de confiance en elle. On devrait laisser les autres et la postérité juger de nos actions. Mais ici, nous sommes habitués à voir les gens se mettre en avant, une (...)

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