Grèce : acharnement judiciaire contre les exilés

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Près de 2000 exilés sont sous les verrous en Grèce, accusés de « trafic d’êtres humains » et certains écopent de très lourdes peines. Mais mercredi, le tribunal de Samos a acquitté un réfugié afghan, poursuivi pour avoir mis en danger la vie de son fils, mort dans un naufrage en novembre 2020. Malgré les alertes, les garde-côtes avaient mis des heures pour intervenir.

Par Marina Rafenberg N., réfugié afghan de 26 ans a enfin vu la lumière au bout du tunnel. Après un an et demi de procédure judiciaire et d’angoisses, mercredi 18 mai, le tribunal de Samos l’a acquitté. Il encourait jusqu’à dix ans de prison pour avoir mis en péril la vie de son fils en tentant de traverser la mer Égée par mauvais temps. Dans la nuit du 7 au 8 novembre 2020, N. et son fils de six ans, partis des côtes turques sur une embarcation de fortune chargée de 23 autres passagers se trouvaient aux abords de l’île de Samos. Le canot heurte alors des rochers du Cap Prasso, réputé très venteux, et commence à prendre l’eau. C’est la (...)

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