Monténégro : premières mobilisations contre les féminicides

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La mort d’une jeune femme de 19 ans tuée par son fiancé a suscité une vague de colère au Monténégro, la justice n’ayant pas donné suite à sa plainte déposée peu avant son meurtre. Appelées à réagir, les autorités restent passives. Il y a pourtant beaucoup à faire, notamment pour déconstruire les stéréotypes patriarcaux.

Traduit et adapté par Jasna Tatar Anđelić (article original) Sheila Bakija, 19 ans, a été tuée le 30 septembre par son fiancé Ilir Djokaj au domicile des parents de Sheila, chez qui la jeune femme s’était réfugiée. Cet énième féminicide au Monténégro a fait descendre plusieurs centaines de personnes dans les rues de Podgorica, le 7 octobre. Citoyens et militants pour le droits des femmes ont dénoncé le manque d’action des institutions, accusées de ne rien faire pour la prévention des violences faites aux femmes. Comme dans la plupart des féminicides, il y a pourtant eu de nombreux signes avant-coureur. Fin août, Sheila Bakija avait déposé (...)

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