Au Monténégro, l’avortement est mal vu, sauf si c’est une fille

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Au Monténégro, mieux vaut être un garçon qu’une fille. Dans une société encore fortement patriarcale, les mères porteuses d’une fille choisissent bien souvent d’avorter. Le Centre des droits de la femme a tenté de mettre en place un plan d’action contre ces pratiques, mais les autorités font la sourde oreille.

Traduit par Nikola Radić Au Monténégro, la pratique des avortements sélectifs se poursuit de plus belle. En 2017, selon l’Institut national des statistiques (MONSTAT), on a compté 314 naissances de garçons de plus que de filles. En 2018, le déséquilibre était de 280, toujours en faveur des garçons. Une pratique « brutale et primitive », dénonce l’écrivain Andrej Nikolaidis. « Il y a un grand cynisme dans cette histoire. C’est le produit d’une société patriarcale ultra-conservatrice dont le code idéologique s’oppose à l’avortement, sauf quand il s’agit d’une fille. Dans ce cas, l’avortement est autorisé. Le conservatisme monténégrin se révèle (...)

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