Serbie : sur les barques des derniers pêcheurs professionnels du Danube

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Sur le Danube, il y a encore des professionnels qui vendent leur pêche sur les marchés et dans les restaurants. Si la pollution et l’édification de barrages comme celui des Portes de fer ont réduit les stocks de poissons, un autre fléau menace les pêcheurs de Serbie : la privatisation et la dérégulation du secteur.

Par Jean-Arnault Dérens, Laurent Geslin et Simon Rico Dès l’aube, Srđan est remonté sur son bateau pour relever les filets posés la veille au soir. Du printemps à l’automne, les pêcheurs serbes du Danube n’ont le droit de travailler qu’entre 16h et 8h du matin. Les premières lueurs du jour illuminent les pales des immenses éoliennes qui s’élèvent sur les collines de la rive roumaine. « Il suffit que les eaux du fleuve gèlent ou que les températures se fassent trop élevées pour qu’il soit impossible d’attraper du poisson. On doit donc réaliser de bonnes prises le reste du temps ». En moyenne, les professionnels serbes travaillent 130 jours par an. (...)

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