Croatie : quand l’État laisse sombrer les chantiers navals

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Les ouvriers des chantiers navals de Rijeka, Pula et Trogir sont en grève depuis l’été pour sauver le dernier fleuron industriel du pays. Mais leur bataille ne se limite pas à sauver plusieurs milliers d’emplois, c’est un combat contre « la libre-concurrence » réclamée par Bruxelles et la destruction de ce qui reste de l’État social en Croatie. Point de vue.

Par Katarina Peović Uljanik n’a pas de quoi payer les derniers salaires de ses employés. Le propriétaire de Brodotrogir, Nenad Končar, pioche dans la caisse pour alimenter son entreprise privée Kermas Energija et propose à ses employés des indemnités de licenciement dérisoires. Au 3. Maj, les ouvriers continuent de quitter le navire. Alors que Darko Horvat, le ministre de l’Économie, des entreprises et de l’artisanat, a déclaré que l’État devait cesser d’aider les chantiers navals, le gouvernement continue de jeter de la poudre aux yeux des médias afin de faire taire les réactions à la fin annoncée de l’industrie navale croate et au (...)

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